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16.02.2008

old news

Bonjour Jean Claude,
 
Pour une aide, je suis à peu de chose près dans la même situation financière. De plus, je vis depuis 7 ans près de Sochaux ! le Monde PEUGEOT qui est réfractaire au nouvelles technologie. (Je l'ai constaté pour le GPL !)
 
J'ai essayé d'attirer l'attention sur ton projet et fait des recherches sur le net.
LA faute qu'y m'a ennuyé pour toi, c'est dans ton adresse email "yahoo.om" au lieu de "yahoo.com" !
 
Mon aide ne peut être que sous forme de conseil sur la présentation en t'informant des "anomalies" qui pourrait nuire à ton image et au projet.
size=2> 
Ich spriche, lese und schribe auf Deutsch, I can speak, read and write in English, Mi parolas, liras kaj skribas Esperanton (mi lernas) , Yo hablas y liras Español, ...
 
Amike kaj bonan novjaron
 
Bruno
 
 
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, December 30, 2003 11:42 AM
Subject: Re: Nouveau_véhicule_routier_sans_pollution

Cher monsieur.
Je suis déséspéré.
Quant au fautes d'orthographe, combien de personnes en France parlent et écrivent anglais, espagnol, portugais, italien.
 
En quoi vous pourriez m'aider ?
 
Feliz ano
novo.
 


Bruno GOBERT <brunochgob@wanadoo.fr> wrote:
Hello Jean Claude,
 
En quelques recherches, j'ai vu que tu as posté ce même message sur une dizaine de sites et forums.

Sur certains, tu as même fait des fautes dans ton adresse e-mail !

Comment peux-tu espérer être pris au sérieux ?

Amike

Bruno
face="Arial, Helv" size=-1>


                        Jean-Claude Guillermain
Pour augmenter vos connaissances voir
 
Conformément aux dispositions de l'article 40 de la loi du 6 janvier
1978 modifiée en août 2004, si ce message vous a importuné, merci de me
le signaler guillermain@blackberry.orange.fr



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Commentaires

Les citations du présent Rapport font référence au :

GIEC, 2007: Résumé à l’intention des décideurs. In: Bilan 2007 des changements climatiques: Impacts, adaptation et vulnérabilité. Contribution
du Groupe de travail II au quatrième Rapport d’évaluation. Rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution
du climat, M.L. Parry, O.F. Canziani, J.P. Palutikof, P.J. van der Linden and C.E. Hanson, (éd.), Cambridge University Press, Cambridge,
Royaume-Uni.
2
Résumé à l’intention des décideurs Résumé à l’intention des décideurs
3
• la précocité de certains évènements printaniers, tels que le débourrement, la migration des oiseaux et la ponte
[1.3];
• le déplacement de l’aire de répartition d’espèces animales et végétales vers les pôles et vers des altitudes supérieures [1.3, 8.2, 14.2].
Les observations satellitaires réalisées depuis le début des années 1980 indiquent avec un degré de confiance élevé que de nombreuses régions ont vu se produire au printemps un « verdissement5 » précoce de la végétation dû à l’allongement des périodes de croissance thermique résultant du récent réchauffement [1.3, 14.2].
En se basant sur de nouvelles preuves substantielles, on peut affirmer avec un degré de confiance élevé que les changements observés dans les systèmes biologiques
marins et dulcicoles sont associés tant à la hausse des températures, qu’aux modifications de la couverture glaciaire, de la salinité, des taux d’oxygène et de la
circulation [1.3]. Ces modifications concernent:
• des augmentations d’abondance d’algues et de zooplancton dans les hautes latitudes ainsi que dans les lacs de haute altitude [1.3];
• l’augmentation des algues et du zooplancton dans les lacs d’altitude situés à des latitudes élevées [1.3];
• les migrations précoces de poissons et des changements de leur aire de répartition dans les rivières [1.3].
L’évaluation mondiale des données depuis 1970 indique que le réchauffement d’origine
anthropique a probablement6 eu des conséquences visibles sur de nombreux
systèmes biophysiques.
L’apport de carbone anthropique depuis 1750 a entraîné l’acidification des océans, dont le pH a décru, en moyenne, de 0,1 unité [quatrième Rapport d’évaluation du Groupe
de travail I du GIEC]. Néanmoins, les effets de cette acidification des océans observée sur la biosphère marine n’ont pas été documentés jusqu’à présent [1.3].
Les preuves accumulées depuis les cinq dernières années indiquent que les changements survenus dans de nombreux systèmes physiques et biologiques sont liés au
réchauffement d’origine anthropique. Cette conclusion est confirmée par les quatre ensembles de preuves suivants :

A. Introduction

Le présent Rapport présente aux décideurs politiques l’essentiel des conclusions du Quatrième rapport d’évaluation du Groupe de travail II du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Le Rapport d’évaluation présente les connaissances scientifiques actuelles sur les incidences que peuvent avoir les changements climatiques sur les systèmes naturels,
aménagés et humains, la capacité d’adaptation et la variabilité de ces systèmes1. Il est basé sur les évaluations précédentes du GIEC et incorpore les connaissances
nouvelles, acquises depuis la parution du Troisième rapport d’évaluation.
Les déclarations présentées dans le présent Résumé sont basées sur les chapitres du Rapport d’évaluation, les sources principales sont indiquées à la fin de chaque
paragraphe 2.
B. Connaissances actuelles
des impacts observés des changements climatiques sur l’environnement naturel et humain
Le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail I constitue une présentation exhaustive des changements climatiques observés. La partie ci-après du Résumé du Groupe de travail II traite des relations existant entre les changements
climatiques observés et les changements survenus récemment
dans l’environnement naturel et humain.
Les déclarations présentées ci-dessous sont basées
principalement sur les jeux de données dont on dispose
depuis 1970. Le nombre d’études relatives aux tendances
observées dans l’environnement physique et biologique
et à leurs relations avec les changements climatiques
régionaux a considérablement augmenté depuis le
troisième Rapport d’évaluation en 2001. La qualité des
données a également été améliorée. Il existe cependant
un manque d’équilibre notable dans la répartition
géographique des données et de la littérature concernant
les changements observés, avec une rareté marquée au
sein des pays en voie de développement.
Des études récentes ont permis d’élargir la portée et la
fiabilité des évaluations des relations existant entre le
réchauffement observé et les conséquences qui en avaient
été tirées dans le Troisième rapport d’évaluation. En
effet, ce dernier affirmait, « avec un degré de confiance
élevé3, que les variations récentes de la température à
l’échelle régionale ont eu des répercussions discernables
sur beaucoup de systèmes physiques et biologiques ».
Les conclusions que l’on peut tirer de la présente
Évaluation sont les suivantes.
Les observations effectuées dans tous les
continents et la plupart des océans prouvent que
de nombreux systèmes naturels sont affectés
par les changements climatiques régionaux, en
particulier les augmentations de température.
On peut affirmer avec un degré de confiance élevé que
les systèmes naturels sont affectés par des changements
touchant l’enneigement, les glaces et les pergélisols (y
compris le permafrost)4 . Exemples:
• extension et accroissement des lacs glaciaires [1.3];
• instabilité accrue des sols dans les régions de pergélisol
et éboulements dans les régions montagneuses [1.3];
• transformations de certains écosystèmes en Arctique et
en Antarctique, y compris des biomes des glaces de mer
et des prédateurs du sommet de la chaîne alimentaire
[1.3, 4.4, 15.4].
Sur la base de l’accumulation des preuves réunies, on
peut affirmer avec un niveau de confiance élevé que les
systèmes hydrologiques subissent les effets suivants :
• débit accru et crue de printemps plus précoce de
nombreux cours d’eau alimentés par fonte des glaciers
et de la neige [1.3];
• réchauffement des lacs et des cours d’eau dans de
nombreuses régions, entraînant des conséquences sur
la structure thermique et la qualité de l’eau [1.3].
On considère avec un degré de confiance très élevé, grâce
à des preuves plus abondantes portant sur une gamme
d’espèces plus large, que le récent réchauffement qui
affecte fortement les systèmes biologiques terrestres,
concerne également :
1 Définitions, voir Encart 1.
2 Les sources des déclarations sont mises entre crochets. Par exemple, [3.3] se rapporte au chapitre 3, Section 3.
Dans les sources, F = Figure, T = Tableau, B = Encart et RE = Résumé exécutif.
3 Voir Encart 2
4 Voir le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail I.
5 Mesuré selon l’Indice différentiel normalisé de végétation, qui est une mesure satellitaire relative de la quantité totale de la végétation verte dans une région.
6 Voir Encart 2.
7 Sur les quelque 80 000 séries de données fournies par 577 études, près de 29 000 ont fait l’objet d’une sélection. Elles devaient respecter les critères suivants : (1) Se terminer en
1990 ou plus tard ; (2) couvrir une période d’au moins 20 ans ; et (3) montrer un changement significatif, quelle qu’en soit la direction, dans les conditions fixées pour les études
individuelles
1. Le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de
travail I est parvenu à la conclusion que la majeure
partie de l’augmentation des températures moyennes
mondiales, observée depuis le milieu du XXe siècle, est
très probablement due à l’augmentation observée des
concentrations de gaz à effet de serre anthropiques.
2. Sur les 29 000 séries de données d’observations7 issues
de 75 études illustrant les modifications considérables
subies par les systèmes physiques et biologiques,
plus de 89% correspondent à l’évolution prévue des
réponses au réchauffement (Figure RD.1) [1.4].
3. La synthèse des études présentées dans la présente
Évaluation démontre de façon évidente que la
l’accord spatial entre les régions du globe où un
réchauffement régional est significatif, et celles où
le réchauffement a affecté de nombreux systèmes,
ne peut vraisemblablement pas être due au seul fait
de la variabilité naturelle de la température ou de la
variabilité naturelle des systèmes (Figure RD.1) [1.4].
4. Enfin, quelques études de modélisation ont associé les
réponses de certains systèmes physiques et biologiques
à la composante anthropique du réchauffement en
établissant des comparaisons entre les réponses de ces
systèmes et les réponses des modèles qui distinguaient
explicitement les forçages naturels (activité solaire et
volcanique) des forçages anthropiques (gaz à effet de
serre et aérosols). La qualité des réponses simulées par
les modèles utilisant tant les forçages naturels que les
forçages anthropiques est nettement supérieure à celle
des modèles qui ne prennent en compte que le forçage
naturel [1.4].
Des limitations et des lacunes empêchent encore
d’attribuer les réponses observées des systèmes au
réchauffement anthropique à des facteurs précis. Tout
d’abord, les systèmes et les sites observés n’ont donné
lieu qu’à des analyses en nombre insuffisant. En second
lieu, la variabilité des températures est ressentie plus
fortement au niveau régional qu’à l’échelle mondiale,
ce qui gêne l’identification des changements provoqués
par le forçage externe. Finalement, à l’échelle régionale,
d’autres facteurs entrent en ligne de compte, tels que les
changements de l’affectation des terres, la pollution ou
les espèces envahissantes [1.4].
4
Résumé à l’intention des décideurs Résumé à l’intention des décideurs
5
Néanmoins, entre les changements observés, les
changements modélisés dans diverses études et l’accord
spatial entre un réchauffement régional significatif et
ses incidences à l’échelle mondiale, la cohérence est
suffisante pour conclure avec un degré de confiance élevé
que le réchauffement d’origine anthropique persistant
depuis les trois dernières décennies a visiblement affecté
de nombreux systèmes physiques et biologiques [1.4].
Apparition d’autres effets des changements
climatiques régionaux sur l’environnement
naturel et humain, bien que moins décelables
pour cause d’adaptation et de facteurs nonclimatiques.
Des effets consécutifs à l’augmentation de température
ont été répertoriés (avec un degré de confiance moyen) :
• les effets sur la gestion agricole et sylvicole dans les
hautes latitudes de l’hémisphère Nord, comme la
plantation précoce des cultures au printemps et les
dérèglements des régimes forestiers dus aux incendies
et aux parasites [1.3];
• certains aspects de la santé humaine, ainsi la mortalité
liée à la chaleur en Europe, les vecteurs de maladies
infectieuses dans certaines régions et les allergies
aux pollens dans l’hémisphère Nord aux moyennes et
hautes latitudes [1.3, 8.2, 8.RE];
• certaines activités humaines dans l’Arctique (par
exemple, la chasse et le transport sur la neige et sur
glace), ainsi que dans des régions alpines de faible
altitude (sports de montagne, par exemple) [1.3].
Les changements climatiques récents et les variations
du climat commencent à avoir des effets sur beaucoup
d’autres systèmes naturels et humains. Cependant, d’après
les publications existantes, les tendances de certains
impacts restent encore à établir. Par exemple:
• Les établissements humains créés dans certaines
régions montagneuses sont soumis à des risques accrus
de déversements de lacs glaciaires, en raison de la fonte
des glaciers. Dans certains endroits des institutions
gouvernementales ont commencé à prendre des
mesures en construisant des barrages et des ouvrages
de drainage [1.3].
• Dans la partie sahélienne de l’Afrique, le raccourcissement
des saisons de pousse a amené des conditions plus
chaudes et plus sèches, avec des effets néfastes sur les
récoltes. Dans le sud de l’Afrique l’allongement des
saisons sèches et un régime pluvieux incertain exigent
des mesures d’adaptation d’urgence [1.3].
• L’élévation du niveau de la mer et l’expansion humaine
participent ensemble au rétrécissement des bandes
côtières humides et des mangroves, augmentant ainsi
les dommages causés à de nombreuses régions par les
inondations côtières [1.3].
C. Connaissances actuelles
sur les impacts futurs
On trouvera ci-après un choix de conclusions-clés
concernant les projections en matière d’impacts des
changements climatiques, ainsi que quelques conclusions
sur la vulnérabilité et l’adaptation d’une gamme de
changements climatiques (non atténués) classées par
système, secteur et région, telles qu’elles ont été projetées
par le GIEC pour ce siècle8 et jugées pertinentes pour
les personnes et l’environnement9. Les impacts reflètent
fréquemment les changements projetés en matière de
précipitations et d’autres variables climatiques, en plus
des variations de température, du niveau de la mer et
de concentration en CO2 atmosphérique L’amplitude et
la durée des incidences varieront selon l’amplitude et
la durée des changements climatiques et, dans certains
cas, selon la capacité d’adaptation. Ces questions sont
traitées de façon plus détaillée dans les sections ci-après
du Résumé.
Des informations plus pointues sur la nature
des impacts futurs sont maintenant disponibles
pour une vaste gamme de systèmes et secteurs,
dont certains n’étaient pas couverts par les
évaluations précédentes.
Ressources d’eau douce et leur gestion
D’après les projections, vers le milieu du siècle le débit
moyen annuel des cours d’eau et de la disponibilité en
eau subiront une augmentation de 10 à 40% aux hautes
latitudes et dans certaines régions tropicales humides, et
8 Les changements des températures sont indiqués par comparaison à la période 1980-1999. Pour exprimer l’évolution par rapport à la période 1850-1899, il faut ajouter 0,5°C.
9 Critères du choix : ampleur et horizon temporel de l’impact, le niveau de confiance associé, couverture représentative du système, du secteur et de la région..
Figure RD.1. Les emplacements des changements significatifs dans les systèmes d’observation des systèmes physiques (neige, glaces et pergélisols;
hydrologie; et processus côtiers) et des systèmes biologiques (terrestres, marins et dulcicoles), sont représentés parallèlement à l’évolution de la
température de surface pour la période 1970-2004. Près de 29 000 sous-ensembles de données ont été sélectionnés sur les quelques 80.000 fournies par
577 études. Ces séries devaient se conformer aux critères suivants : (1) Se terminer en 1990 ou plus tard ; (2) couvrir une période d’au moins 20 ans ; et (3)
montrer un changement significatif, quelle qu’en soit la direction, dans les conditions fixées pour les études individuelles. Ces données proviennent de
75 études (dont 70 nouvelles depuis le troisième Rapport d’évaluation) et contiennent près de 29 000 ensembles de données, dont 20.000 proviennent
d’études européennes. Les zones en blanc indiquent que les données d’observation climatiques sont insuffisantes pour établir les tendances de l’évolution
thermique. Les cases 2 x 2 présentent le nombre total de séries montrant des changements significatifs (ligne du haut) et le pourcentage de celles-ci qui
sont cohérentes avec le réchauffement (ligne du bas) pour (i) les régions continentales: Amérique du Nord (NAM), Amérique Latine (LA), Europe (EUR),
Afrique (AFR), Asie (AS), Australie et Nouvelle-Zélande (ANZ), et les Régions polaires (PR) ; et (ii) à l’échelle mondiale: milieu Terrestre (TER), milieux Marin
et Eaux douces (MFW), et Global (GLO). La somme des chiffres des sept cases régionales (NAM, …, PR) ne correspond pas au total de la case Global (GLO)
parce-que les études dans ces régions (excepté la polaire) ne contiennent pas les études sur les systèmes marins et dulcicoles (MFW). Les sites marins où se
produisent des changements importants ne sont pas indiqués sur la carte. [Quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail II F1.8, F1.9; Quatrième
Rapport d’évaluation du Groupe de travail I F3.9b].
Changements des systèmes physiques et biologiques et des températures de surface, 1970-2004
Physique Biologique
Nombre de
changements
significatifs
observés
Nombre de
changements
significatifs
observés
Pourcentage de
changements
significatifs cohérents
avec le
réchauffement
Pourcentage de
changements
significatifs cohérents
avec le
réchauffement
Les régions polaires comprennent aussi les changements observés dans les systèmes biologiques marins et dulcicoles.
Marin et d’eau douce comprennent les changements observés sur des sites et dans des zones importantes dans les
océans, dans les petites îles et dans les continents. Les grandes zones marines affectées par des changements ne
figurent pas sur la carte.
Séries de données observées
Systèmes physiques (neiges, glaces et gélisols ; hydrologie ; processus côtiers)
Systèmes biologiques (terrestre, marin et dulcicole)
Europe ***
Variation de température °C
Les cercles au-dessus de l’Europe représentent des séries de données de 1 à 7500.
*
**
***
6
Résumé à l’intention des décideurs Résumé à l’intention des décideurs
7
une diminution de 10 à 30% dans certaines régions sèches
à des latitudes moyennes et dans les régions tropicales
arides, dont certaines sont actuellement soumises à un
stress hydrique. Ces chiffres annuels varient en certains
endroits et à des saisons particulières10. ** D [3.4]
D’après les projections, les zones affectées par la
sécheresse va probablement s’étendre. Les fortes
précipitations, dont la fréquence va très probablement
croître, augmenteront les risques d’inondations. ** N
[Quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail I,
Tableau RD-2, quatrième Rapport d’évaluation du Groupe
de travail II 3.4]
Dans le courant du siècle, les projections prédisent la
diminution des réserves d’eau contenues dans les glaciers
et le manteau neigeux, réduisant la disponibilité en eau
dans les régions où l’eau provient de la fonte des neiges
des chaînes de hautes montagnes, régions habitées par
plus d’un sixième de la population actuelle. ** N [3.4]
Certains pays et régions qui ont pris en compte les
changements hydrologiques projetés, avec les incertitudes
qui leurs sont associées, ont entamé des procédures
d’adaptation et pratiques de gestion du risque pour les
secteurs de l’eau. *** N [3.6]
Écosystèmes
D’après les projections, la résilience de nombreux
écosystèmes sera probablement dépassée au cours de ce
siècle par un amalgame sans précédent de changements
climatiques, de perturbations (inondations, sécheresses,
incendies, insectes, acidification des océans etc.), et
d’autres facteurs de changements mondiaux (modification
de l’affectation des terres, pollution, surexploitation des
ressources etc.). ** N [4.1 to 4.6]
D’après les projections, dans le courant du siècle le puits
de carbone net constitué par les écosystèmes terrestres
atteindra probablement un maximum au milieu du siècle,
avant de s’abaisser, voire de s’inverser11. ** N [4.ES,
F4.2]
Si la température mondiale moyenne dépassait 1,5 à
2,5°C, jusqu’à 20 à 30% de la faune et de la flore seraient
probablement menacés d’extinction * N [4.4, T4.1]
Pour une augmentation de la température moyenne
globale au-delà de 1,5 à 2,5°C et une croissance associée
de la concentration atmosphérique en CO2, les projections
montrent des changements importants dans la structure et
la fonction des écosystèmes, les interactions écologiques
entre les espèces, et les aires de répartition des espèces,
avec des conséquences principalement négatives pour
la biodiversité et les biens et services des écosystèmes,
par exemple les provisions en eau et en produits
alimentaires.** N [4.4]
D’après les projections, l’acidification progressive des
océans due à l’augmentation de dioxyde de carbone
atmosphérique aura certainement des incidences
négatives sur les organismes marins testacés (les coraux,
par exemple) et les espèces qui en dépendent. * N [B4.4,
6.4]
Nourriture, fibres et produits forestiers
Les rendements agricoles devraient augmenter légèrement
dans les régions de moyennes et hautes latitudes pour des
augmentations moyennes locales de température jusqu’à
1 à 3°C selon la culture considérée, et devraient diminuer
en-deçà dans certaines régions. * D [5.4]
D’après les projections, sous des latitudes plus basses,
en particulier dans des régions saisonnièrement sèches et
des régions tropicales, le rendement agricole diminuera
si les températures n’augmentent que de 1 à 2°C, ce qui
entraînerait un risque accru de famine. * D [5.4]
Les projections mondiales indiquent qu’une hausse des
températures locales moyennes de l’ordre de 1 à 3°C
augmentera le potentiel de la production alimentaire, mais
qu’au-delà il diminuera.* D [5.4, 5.6]
D’après les projections, la fréquence accrue des sécheresses
et des inondations affectera négativement la production
agricole locale, en particulier les secteurs alimentaires
situés à des latitudes basses. ** D [5.4, 5.ES]
Lors d’un réchauffement de faible amplitude sous des
latitudes moyennes à élevées, des techniques d’adaptation,
telles que le changement des cultivars et des périodes
de plantation, permettront de maintenir la production
céréalière à un niveau égal ou supérieur au niveau de
production de base. * N [5.5]
Globalement, la productivité de la sylviculture s’accroît
modestement avec les changements climatiques dans le
moyen et long terme, avec une large variabilité autour de
la tendance globale. * D [5.4]
On s’attend à ce qu’un réchauffement persistant provoque
des changements régionaux dans la répartition et la
production de certaines espèces de poissons avec des
effets néfastes sur l’aquaculture et la pêche. ** D [5.4]
Systèmes côtiers et régions de basses-terres
D’après les projections, en raison des changements
climatiques et de l’élévation du niveau de la mer, les
côtes seront exposées à des risques accrus, notamment
en matière d’érosion. Ces conséquences seront aggravées
l’accroissement des contraintes exercées sur les zones
littorales par les activités humaines. *** D [6.3, 6.4]
Les coraux sont particulièrement vulnérables au stress
thermique et leur capacité d’adaptation est limitée. D’après
les projections, une augmentation d’environ 1 à 3°C de
la température de la mer en surface devrait se traduire
par un accroissement de la fréquence des épisodes de
blanchissement des coraux et de leur mortalité, à moins
que ceux-ci ne réussissent à s’adapter à la chaleur ou à
s’acclimater. *** D [B6.1, 6.4]
L’élévation du niveau de la mer aura certainement des
effets néfastes sur les zones côtières humides, y compris
les marais salants et les mangroves, en particulier lorsque
ces zones côtières sont soumises à des contraintes côté
terre ou qu’elles manquent de sédiments. *** D [6.4]
D’ici 2080, des millions de personnes supplémentaires
seront probablement inondées chaque année suite
à l’élévation du niveau de la mer. Le risque est
particulièrement élevé pour les régions basses à forte
densité de population, dont la capacité d’adaptation est
relativement faible et qui ont déjà à faire face à des défis
tels que les tempêtes tropicales ou l’affaissement local des
côtes. Les habitants des méga-deltas d’Asie et d’Afrique
seront plus nombreux à souffrir, mais les petites îles sont
particulièrement vulnérables. *** D [6.4]
L’adaptation pour les régions côtières sera plus difficile
dans les pays en voie de développement que dans les
pays développés, à cause des contraintes pesant sur la
capacité d’adaptation. ** D [6.4, 6.5, T6.11]
Industrie, établissements humains et société
La portée des coûts et avantages occasionnés par
les changements climatiques pour l’industrie, les
établissements humains et la société variera fortement
selon la localisation et l’échelle spatiale. Mais, dans
l’ensemble, plus les changements climatiques seront
importants, plus leurs effets seront négatifs. ** N [7.4,
7.6]
Les industries, établissements humains et sociétés les
plus vulnérables sont généralement ceux qui sont situés
dans les zones côtières et les plaines alluviales, ceux dont
l’économie est étroitement liée aux ressources sensibles
au climat et ceux qui sont situés dans des zones sujettes
aux évènements météorologiques extrêmes, en particulier
les zones à urbanisation rapide. ** D [7.1, 7.3 to 7.5]
Les communautés défavorisées sont particulièrement
vulnérables, notamment celles qui sont concentrées
dans des zones à hauts risques. Elles ont une capacité
d’adaptation plutôt faible et sont plus dépendantes de
ressources sensibles au climat, telles que les ressources
locales en eau et les ressources alimentaires. ** N [7.2,
7.4, 5.4]
L’intensité et/ou la fréquence accrue des évènements
météorologiques extrêmes entraînera l’augmentation des
coûts économiques et sociaux relatifs à ces évènements,
ces augmentations affecteront plus durement les zones
directement concernées. Les incidences des changements
climatiques se propagent des zones directement touchées
à d’autres zones ou secteurs, par le biais de relations
multiples et complexes. ** N [7.4, 7.5]
10 Les signes conventionnels utilisés dans la Section C sont:
Concernant la troisième Évaluation :
D Développement d’une conclusion de la troisième Évaluation
N Nouvelle conclusion, ne figurant pas dans troisième Évaluation
Degré de confiance accordée à la constatation :
*** Très élevé
** Elevé
* Moyen
11 En supposant que les émissions de gaz à effet de serre continuent au rythme actuel ou plus rapidement et compte tenu d’autres changements globaux tels que les changements
d’utilisation des sols.
8
Résumé à l’intention des décideurs Résumé à l’intention des décideurs
9
Asie
D’après les projections, la fonte des glaciers de
l’Himalaya entraînera une augmentation des inondations,
des éboulements rocheux sur les versants déstabilisés
et affectera les ressources en eau d’ici deux ou trois
décennies. Ces phénomènes seront accompagnés d’une
diminution du débit fluvial due au recul des glaciers. * N
[10.2, 10.4]
D’après les projections, en Asie centrale, du sud, de l’est,
ainsi que dans le sud-ouest asiatique, en particulier dans
les grands bassins fluviaux, la disponibilité d’eau douce
va décroître en raison des changements climatiques, ce
qui, avec la croissance de la population et l’accroissement
de la demande par un niveau de vie plus élevé, pourrait
affecter défavorablement plus d’un milliard de personnes
dans les années 2050. ** N [10.4]
Les régions côtières, notamment les régions surpeuplées
des méga-deltas de l’Asie du sud, de l’est et du sud-ouest
courront des risques accrus d’inondations marines et, dans
certains méga-deltas, fluviales. ** D [10.4]
D’après les projections, les changements climatiques
vont affecter le développement durable dans la plupart
des pays asiatiques en développement en se combinant
avec les pressions exercées sur les ressources naturelles
et l’environnement par le biais de l’urbanisation rapide,
de l’industrialisation et du développement économique.
** D [10.5]
D’après les projections, vers le milieu du XXIe siècle Le
rendement agricole pourrait augmenter jusqu’à 20% dans
l’est et le sud-ouest de l’Asie, et décroître jusqu’à 30% en
Asie centrale et en Asie du sud. Dans l’ensemble, compte
tenu de l’influence de la croissance démographique rapide
et de l’urbanisation, on prévoit un fort risque de famine
dans quelques pays en développement. * N [10.4]
Les modifications projetées du cycle hydrologique,
associées au réchauffement mondial entraîneront
vraisemblablement dans l’est, le sud et le sud-ouest
asiatique une augmentation de la morbidité endémique et
de la mortalité due à des maladies diarrhéiques. L’élévation
de la température des eaux côtières pourrait intensifier la
propagation et/ou la gravité du choléra **N [10.4]
Australie et Nouvelle-Zélande
D’après les projections, vers 2030, par suite de
précipitations plus rares et d’évaporation plus forte, des
problèmes liés à la sécurité de l’eau vont s’intensifier
dans l’est de l’Australie, en Nouvelle-Zélande, dans le
Northland et certaines régions de l’est. ** D [11.4]
Certains sites écologiquement riches, comprenant la
Grande barrière de corail et les Tropiques humides
du Queensland pourrait subir une perte significative
en biodiversité. D’autres sites menacés sont les terres
humides de Kakadu, le sud-ouest de l’Australie, les îles
subantarctiques et les zones alpines des deux pays. ***
D [11.4]
D’après les projections, vers 2050 des régions telles que
Cairns et le Queenlands du sud-est (Australie), et du
Northland à la Baie de l’Abondance en Nouvelle-Zélande,
seront menacées par la montée des eaux de mer, l’intensité
et la fréquence des tempêtes et des inondations côtières
qui sont la conséquence de leur développement côtier et
leur croissance démographique. *** D [11.4, 11.6]
D’après les projections, vers 2030 le volume de production
agricole et forestière va décroître dans la plupart des
régions du sud et de l’est de l’Australie, ainsi que dans
certaines régions orientales de Nouvelle-Zélande.
Toutefois, toujours d’après les projections, de Nouvelle-
Zélande les zones occidentales et australes de Nouvelle-
Zélande, ainsi que les régions situées à proximité de
cours d’eau importants, commenceront par dégager des
bénéfices en raison de l’allongement des périodes de
végétation, de gels moins fréquents et de précipitations
accrues. ** N [11.4]
Cette partie du monde, disposant d’une économie
saine et d’un potentiel scientifique et technique de haut
niveau, est dotée d’une solide capacité d’adaptation,
dont la mise en application est toutefois soumise à des
contraintes non négligeables lorsqu’il s’agit de faire face
à des changements dus à des évènements extrêmes. Les
systèmes naturels, eux, n’ont qu’une capacité d’adaptation
limitée. ** N [11.2, 11.5]
Santé
D’après les projections, les expositions liées aux
changements climatiques affecteront probablement la
santé de millions de personnes et, en particulier, celles
qui ont une faible capacité d’adaptation, par le biais:
• de malnutrition aggravée et des dérèglements qui
s’ensuivent, avec des implications sur la croissance et
le développement des enfants :
• de l’augmentation du nombre de décès, de maladies et
d’accidents dus aux canicules, inondations, tempêtes,
incendies et sécheresses;
• de maladies diarrhéiques chroniques plus fréquentes;
• d’affections cardio-vasculaires plus fréquentes dues
aux concentrations plus élevées d’ozone au ras du sol
provoquées par le changement climatique; et,
• de la modification de la répartition spatiale de certains
vecteurs de maladies infectieuses. ** D [8.4, 8.ES,
8.2]
D’après les projections, les changements climatiques
auront des conséquences mixtes, comme la croissance
ou la décroissance de l’extension et du potentiel de
transmission du paludisme en Afrique. ** D [8.4]
Des études effectuées dans des pays tempérés12 ont
montré que les changements climatiques auront des
aspects bénéfiques pour la santé, comme une diminution
de décès hivernaux. Dans l’ensemble, on s’attend à ce
que ces effets bénéfiques soient contrebalancés par des
effets négatifs sur la santé dus à la hausse mondiale des
températures, en particulier dans les pays développés. **
D [8.4]
L’équilibre entre les effets positifs et négatifs sur la santé
variera d’une région à l’autre et se modifiera à mesure que
les températures continueront de monter. Un rôle décisif
sera dévolu à certains facteurs qui agissent directement sur
l’infrastructure de la santé publique, à savoir : l’éducation,
les soins, la prévention publique en matière de santé, le
développement des infrastructures et le développement
économique. *** N [8.3]
Des informations plus détaillées sur la nature
des incidences futures sont dorénavant
disponibles pour toutes les régions du monde, y
compris celles qui n’étaient pas comprises dans
les évaluations précédentes.
Afrique
Les projections indiquent que vers l’an 2020, 75 à 250
millions de personnes seront exposées à un stress hydrique
accru en raison de changements climatiques. Couplé à une
demande en augmentation, il aura des incidences néfastes
sur les moyens d’existence et aggravera les problèmes liés
à l’eau. ** D [9.4, 3.4, 8.2, 8.4]
Dans de nombreux pays et régions d’Afrique on s’attend à
ce que la production agricole et l’accès à la nourriture soient
sérieusement compromis par la variabilité et l’évolution
du climat. Les zones propices à l’agriculture, la durée des
saisons de végétation et le potentiel de production vont
certainement diminuer, particulièrement en marge des
zones semi-arides et arides. La sécurité alimentaire du
continent sera encore plus menacée qu’aujourd’hui et la
malnutrition aggravée. Dans certains pays, le rendement
agricole dépendant de l’irrigation par les eaux pluviales
pourrait diminuer de 50% vers 2020. ** N [9.2, 9.4, 9.6]
L’approvisionnement local sera vraisemblablement
touché par une diminution des ressources piscicoles dans
les grands lacs, en raison de l’élévation des températures,
et pourrait être encore aggravée par la surexploitation. **
N [9.4, 5.4, 8.4]
D’après les projections, vers la fin du XXIe siècle
l’élévation du niveau de la mer affectera les côtes littorales
basses à forte population. Le coût de l’adaptation pourrait
atteindre jusqu’à 5 - 10% du produit intérieur brut (PIB).
Les mangroves et les récifs coralliens se dégraderont
encore plus, entraînant des incidences supplémentaires
sur les pêcheries et le tourisme. ** D [9.4]
De nouvelles études indiquent que l’Afrique est le
continent le plus vulnérable à la variabilité et à l’évolution
climatique en raison de nombreux stress auxquels il est
soumis et de sa faible capacité d’adaptation. Certaines
stratégies d’adaptation à la variabilité climatique sont
en voie d’application, mais elles peuvent se montrer
insuffisantes pour des changements climatiques ultérieurs.
** N [9.5]
12 Les études concernent principalement les pays industrialisés.
10
Résumé à l’intention des décideurs Résumé à l’intention des décideurs
11
Europe
Pour la première fois, les impacts de l’évolution climatique
ont été dûment constatés : recul des glaciers, allongement
des saisons de végétation, déplacement géographique de
certaines espèces, ainsi que les conséquences sur la santé
provoquées par des vagues de chaleur sans précédent. Les
changements mentionnés ci-dessus vont dans le sens des
projections pour l’avenir. *** N [12.2, 12.4, 12.6]
Presque toutes les régions d’Europe devraient subir
certaines incidences négatives du changement climatique,
qui soulèveront des difficultés dans de nombreux secteurs
économiques. On s’attend ainsi que les changements
climatiques accentuent la disparité régionale en matière
de ressources naturelles. Au nombre de ces incidences
négatives figureront un risque accru d’inondations éclair à
l’intérieur des terres ainsi que des inondations côtières plus
fréquentes et une érosion plus active (due aux tempêtes et
à l’élévation du niveau de la mer). La grande majorité des
organismes et des écosystèmes auront du mal à s’adapter
aux changements climatiques. Les régions montagneuses
devront faire face au recul des glaciers, à la réduction du
manteau neigeux et du tourisme hivernal et à la disparition
de nombreuses espèces (selon les scénarios d’émissions
élevées, 60% des espèces pourraient avoir disparu dans
certaines régions vers 2080). *** D [12.4]
Dans le sud de l’Europe, d’après les projections, les
changements climatiques vont aggraver la situation
(températures élevées et sécheresses) dans une région
qui est déjà vulnérable à la variabilité du climat et influer
négativement sur l’approvisionnement en eau, le potentiel
hydroélectrique, le tourisme estival et, en général, les
rendements agricoles. Les projections indiquent également
des risques accrus pour la santé par suite des vagues de
chaleur et de la multiplication des incendies de forêt. **
D [12.2, 12.4, 12.7]
D’après les projections, l’Europe Centrale et de l’Est
verra décroître le volume des précipitations estivales ce
qui accentuera le stress hydrique. Toujours d’après les
projections, les vagues de chaleur entraîneront des risques
accrus pour la santé. Le rendement de la production
sylvicole va certainement diminuer, tandis que la fréquence
des feux de tourbières va augmenter. ** D [12.4]
Au nord de l’Europe, les projections montrent des effets
mitigés suite aux changements climatiques: dans un
premier temps ils seront bénéfiques, puisque réduisant la
demande en chauffage, augmentant la production agricole
et la croissance des forêts. Mais, avec l’évolution du
climat, les effets négatifs prendront probablement le pas
sur les avantages (inondations hivernales plus fréquentes,
écosystèmes menacés et instabilité croissante des sols, par
exemple. ** D [12.4]
La mise en oeuvre de plans spécifiques de gestion des
risques climatiques profitera probablement à l’adaptation
aux changements climatiques grâce à l’expérience acquise
face aux évènements climatiques extrêmes. *** N [12.5]
Amérique Latine
D’après les projections, vers le milieu du siècle, l’est
de l’Amazonie subira une hausse des températures
qui contribuera à l’aridification des sols et entraînera
progressivement la transformation des forêts tropicales en
savane. La végétation de type semi-aride sera remplacée
par la végétation typique des sols arides. La biodiversité
peut être sérieusement compromise par l’extinction de
certaines espèces dans de nombreuses régions tropicales
de l’Amérique Latine. ** D [13.4]
Dans des zones plus sèches, on s’attend à ce que les
changements climatiques entraînent la salinisation et la
désertification des terres agricoles. Selon les projections,
la diminution du rendement de certains produits agricoles
importants, ainsi que la productivité du cheptel, avec des
conséquences néfastes pour la sécurité alimentaire. Le
rendement des cultures de soja augmentera dans certaines
régions tempérées. ** N [13.4, 13.7]
D’après les projections, l’élévation du niveau de la mer
augmentera les risques d’inondation dans les basses
terres. Toujours selon les projections, la hausse des
températures à la surface des eaux de la mer, provoquée
par les changements climatiques, aura des effets néfastes
sur les récifs coralliens en Méso-Amérique et sera la cause
du déplacement des bancs de poissons dans le sud-est du
Pacifique. ** N [13.4, 13.7]
D’après les projections, les changements des régimes
pluviaux et la disparition des glaciers affecteront
considérablement la disponibilité des ressources en eau
destinées à la consommation humaine, à l’agriculture et à
la production d’énergie. ** D [13.4]
Certains pays ont fait des efforts pour s’adapter au
moyen, notamment, de la préservation d’écosystèmesclés,
de systèmes d’alerte précoce, la gestion du risque
dans l’agriculture, de stratégies pour la gestion des
inondations, des sécheresses et du littoral, ainsi que des
systèmes de surveillance sanitaire. L’efficacité de ces
efforts est, toutefois, contrebalancée par : une pénurie
d’informations de base, et de systèmes d’observation et
de contrôle ; le manque de renforcement des capacités, de
cadre politique, institutionnel et technologique approprié ;
des salaires bas ; des établissements humains dans des
zones vulnérables ; etc. ** D [13.2]
Amérique du Nord
D’après les projections, le réchauffement des montagnes
occidentales entraînera la diminution du manteau
neigeux, l’augmentation des inondations hivernales et
un affaiblissement du débit fluvial estival plus faible,
exacerbant ainsi les rivalités pour des ressources en eau
déjà sur-distribuées. *** D [14.4, B14.2]
D’après les projections, les perturbations dues aux
parasites, aux maladies et aux incendies devraient
avoir des conséquences plus importantes sur les forêts,
accompagnées de l’allongement des périodes à forts
risques d’incendies et l’extension des surfaces brûlées.
*** N [14.4, B14.1]
D’après les projections, les changements climatiques
modérés qui se sont produits au cours des premières
décennies du siècle vont permettre d’augmenter de 5 à
20% l’ensemble du rendement des cultures non irriguées,
mais avec des fortes variations selon les régions. Toujours
d’après les projections, de graves problèmes affecteront
les cultures situées en zone de chaleur limite ou qui
dépendent de ressources en eau déjà fortement mises à
contribution. ** D [14.4]
D’après les projections, les villes qui subissent déjà des
vagues de chaleur, seront, au cours du siècle, exposées
à des périodes de canicule encore plus intenses et plus
prolongées, avec des effets potentiellement néfastes pour
la santé. Le risque est plus élevé pour les personnes âgées.
*** D [14.4].
Les communautés et les habitats des régions côtières
subiront des pressions accrues du fait de l’interaction des
incidences de l’évolution climatique, du développement
et de la pollution. La croissance démographique et le
renchérissement des infrastructures dans les régions
côtières augmentent la vulnérabilité à la variabilité aux
variations et futurs changements climatiques, et les
simulations montrent une augmentation des pertes dans le
cas où l’intensité des tempêtes tropicales augmenterait. A
l’heure actuelle, l’adaptation s’effectue de façon inégale
et la préparation aux risques accrus est médiocre. *** N
[14.2, 14.4]
Régions polaires
Dans les régions polaires, les principaux effets biophysiques
montrés par les projections sont des réductions d’épaisseur
et de l’ampleur des glaciers et des inlandsis, ainsi que
des changements dans les écosystèmes naturels avec
des effets préjudiciables sur beaucoup d’organismes
comprenant les oiseaux migrateurs, les mammifères et
des hauts prédateurs. En Arctique, d’autres conséquences
se traduiront par la réduction de l’étendue des glaces de
mer et du pergélisol, l’érosion côtière accrue et la fonte
saisonnière du pergélisol à une profondeur plus grande.
** D [15.3, 15.4, 15.2]
Pour les communautés humaines de l’Arctique, les
effets seront certainement mixtes, notamment ceux qui
résulteront de l’évolution des neiges et des glaces. Parmi
les effets négatifs, on peut citer ceux qui affecteront
l’infrastructure et le mode de vie indigène traditionnel. **
D [15.4]
Les effets positifs seraient la diminution des coûts du
chauffage et l’accès facilité à un plus grand nombre de
voies maritimes vers le nord. * D [15.4]
D’après les projections, les écosystèmes spécifiques et les
habitats des deux régions polaires seront vulnérabilisés
du fait de l’abaissement des barrières climatiques faisant
obstacle à l’invasion d’autres espèces. ** D [15.6, 15.4]
Les communautés humaines de l’Arctique s’adaptent
déjà aux changements climatiques, mais leur capacité
d’adaptation est soumise à des pressions internes et
externes. Malgré la résilience dont ont fait jadis preuve
les communautés autochtones de l’Arctique, certains
modes de vie ancestraux sont menacés et il faudrait des
investissements considérables pour adapter ou déplacer
les infrastructures physiques, ainsi que les communautés.
** D [15.ES, 15.4, 15.5, 15.7]
12
Résumé à l’intention des décideurs Résumé à l’intention des décideurs
13
Petits États insulaires
Les petites îles, qu’elles soient situées dans les tropiques
ou à des latitudes plus élevées, ont des caractéristiques
qui les rendent particulièrement vulnérables aux effets des
changements climatiques, élévation du niveau de la mer
et évènements extrêmes. *** D [16.1, 16.5]
On s’attend à ce que la détérioration des conditions côtières,
par exemple par l’érosion des plages et le blanchissement
du corail, affecte les ressources locales telles que la pêche,
et dévalue ces destinations touristiques. ** D [16.4]
L’élévation du niveau de la mer intensifiera les
inondations, les ondes de tempête, l’érosion et d’autres
phénomènes côtiers, devenant de ce fait une menace
pour l’infrastructure vitale, les établissements humains
et les installations qui sont les moyens d’existence des
communautés insulaires. *** D [16.4]
On prévoit que vers le milieu du siècle les changements
climatiques seront responsables de la réduction des
ressources en eau dans de nombreuses petites îles, par
exemple dans les Caraïbes et le Pacifique, au point qu’elles
deviendront insuffisantes pour satisfaire la demande
pendant les périodes de faible pluviosité. *** D [16.4]
La hausse des températures entraînerait une colonisation
accrue par des espèces exotiques envahissantes,
notamment dans les îles de moyenne à basse latitudes. **
N [16.4]
L’ampleur des impacts peut maintenant être
estimée de façon plus systématique pour
différentes augmentations possibles de
température moyenne planétaire.
Depuis la troisième Rapport d’évaluation du GIEC,
de nombreuses études supplémentaires, effectuées
notamment dans les régions qui n’avaient fait l’objet que
de peu de recherches, ont permis L’ampleur des impacts
peut maintenant être estimée de façon plus systématique
pour différentes augmentations possibles de température
moyenne planétaire.
La Figure RD.2 fournit des exemples qui illustrent ces
nouvelles informations. L’évaluation a attribué un degré
de confiance élevé aux données qui ont été sélectionnées
en fonction de leur pertinence présumée par rapport à
la population et à l’environnement. Tous les exemples
d’incidences sont tirés des chapitres de l’Évaluation, dans
lesquels on trouvera des informations plus détaillées.
Selon les cas, certaines incidences pourraient être
associées à des « vulnérabilités clés », basées sur des
critères documentés (ampleur, durée, persistance/
intermittence, potentiel d’adaptation, répartition spatiotemporelle,
probabilité et « importance » des incidences).
Le but de l’évaluation des vulnérabilités clés potentielles
est de fournir des informations sur les rythmes et niveaux
des changements climatiques, afin d’aider les décideurs
à prendre les mesures appropriées face aux risques des
changements climatiques [19.ES, 19.1].
Les « sources d’inquiétude » identifiées dans la troisième
Rapport d’évaluation constituent un cadre toujours
d’actualité pour l’étude des vulnérabilités clés. Des
recherches récentes ont permis de mettre à jour certaines
conclusions formulées dans la Troisième évaluation.
[19.3]. reconciling a discrepancy noted in the TAR. {3.2,
3.4}
Les impacts dus aux changements de fréquence
et d’intensité des événements météorologiques
extrêmes, climatiques, et liés au niveau de la
mer sont très susceptibles d’augmenter.
Depuis le troisième Rapport d’évaluation du GIEC, on a
acquis une plus grande confiance que certains évènements
météorologiques extrêmes vont surpasser en fréquence,
en étendue et/ou en intensité ceux du XXIe siècle; et ce,
d’autant plus que les effets potentiels de ces changements
nous sont mieux connus. Ceux-ci sont résumés au tableau
RID-1.
L’orientation des tendances et la probabilité des
phénomènes proviennent des projections de changements
climatiques exposées dans le RSSE du GIEC.
Certains évènements climatiques de grande
amplitude peuvent avoir des conséquences
considérables, surtout au-delà du XXIe siècle.
Une forte élévation du niveau de la mer résultant
d’une déglaciation massive des nappes glaciaires du
Groenland et de l’Antarctique implique que le littoral et
Figure RD.2. Exemples illustrant les projections des incidences des changements climatiques au niveau mondial (ainsi que, le cas échéant, le niveau de
la mer et le dioxyde de carbone atmosphérique) associées aux différents taux de la hausse des températures moyennes en surface au XXI siècle [T20.8].
Les traits noirs relient les incidences, les flèches en pointillé indiquent les incidences qui se prolongent avec la hausse des températures. Le texte inscrit
dans la partie gauche indique le début approximatif de l’incidence donnée. Les chiffres relatifs au stress hydrique et aux inondations représentent les
incidences supplémentaires des changements climatiques par rapport aux conditions projetées dans les scénarios A1FI, A2, B1 et B2 du Rapport spécial sur
les scénarios d’émissions (RSSE) (voir Encart 3). Ces estimations ne tiennent pas compte de l’adaptation aux changements climatiques. Toutes les données
sont tirées des publications citées dans les chapitres de l’Évaluation. Les sources sont indiquées dans la colonne droite du Tableau. Le niveau de confiance
est élevé pour toutes les déclarations.
Incidences-clés en tant que fonction de la hausse continue des températures moyennes mondi ales
(Les incidences varient selon le degré d’adaptation, le rythme des changements des températures et la filière économique et solciale considérée)
14
Résumé à l’intention des décideurs Résumé à l’intention des décideurs
15
les écosystèmes subiraient des modifications importantes
et que des inondations envahiraient les basses terres,
avec des conséquences dévastatrices, en particulier
dans les deltas fluviaux. Déplacer les populations, les
activités économiques et l’infrastructure représenterait un
processus coûteux et complexe. Si la température mondiale
moyenne s’élevait de 1 à 4°C (par rapport aux années
1990-2000), la déglaciation, ne serait-ce que partielle,
de l’inlandsis groenlandais et la possible déglaciation de
l’Antarctique ouest, pourrait s’étaler sur des siècles, voire
des millénaires, et contribuerait à faire monter le niveau
de la mer de 4-6 m ou plus ; cette assertion présente un
degré de confiance moyen. La fonte totale des inlandsis
groenlandais et de l’Antarctique ouest ferait monter le
niveau de la mer, respectivement, de 7 m et 5 m environ
[Quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail I
6.4, 10.7; Quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de
travail II 19.3].
D’après les résultats des modèles climatiques, il est très
improbable que la circulation thermohaline (MOC) de
l’Atlantique Nord soit subitement bouleversée au cours
du XXIe siècle. Il est très probable qu’elle ralentisse
au cours du siècle, mais les projections indiquent que
le réchauffement mondial entraînera néanmoins une
hausse des températures dans les régions atlantiques et
en Europe. Des changements importants et persistants
de la circulation thermohaline vont probablement avoir
des effets sur le rendement de l’écosystème marin, la
pêche, l’absorption du dioxyde de carbone océanique, les
concentrations océaniques en oxygène et la végétation
terrestre [Quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de
travail I 10.3, 10.7; Quatrième Rapport d’évaluation du
Groupe de travail II 12.6, 19.3].
Les incidences des changements climatiques
varieront selon les régions, mais globalement,
par rapport à aujourd’hui, elles imposeront
très probablement des coûts annuels nets
qui iront croissant à mesure de la hausse des
températures à l’échelle planétaire.
La présente Évaluation indique clairement que les
conséquences des changements climatiques futurs
varieront selon les régions. D’après les projections, une
hausse des températures mondiales moyennes inférieure
à 1 à 3°C par rapport aux niveaux de 1990, aura des
conséquences profitables pour certaines régions et certains
secteurs, mais sera source de dépenses pour d’autres.
Cependant, toujours d’après les projections, même une
hausse négligeable des températures occasionnerait des
coûts nets à certaines régions polaires et à latitude basse.
Si la hausse des températures dépassait les 2 à 3°C, il
est très probable que toutes les régions auraient à faire
face soit à une diminution des avantages nets, soit à une
augmentation nette des dépenses [9.ES, 9.5, 10.6, T10.9,
15.3, 15.ES]. Ces observations confirment les preuves
développées dans le troisième Rapport d’évaluation,
selon lesquelles un réchauffement de 4°C entraînerait un
pourcentage de pertes plus important dans les pays en
développement, mais que les pertes moyennes au niveau
mondial pourraient atteindre 1 à 5% du PIB [F20.3].
Nous disposons maintenant de nombreuses estimations du
coût économique total net des dommages provoqués par
les changements climatiques dans le monde (autrement
dit, le coût social du carbone (CSC), exprimé en termes
d’avantages et coûts nets pour l’avenir et réactualisés).
Des estimations référencées du CSC pour l’année 2005
indiquent un prix de 43$ US par tonne de carbone (c’està-
dire 12$ US par tonne de dioxyde de carbone), mais la
fourchette est large. Par exemple, dans une étude portant
sur 100 estimations, les prix variaient entre 10$ US par
tonne de carbone (3$ US par tonne de dioxyde de carbone)
et 350$ US par tonne de carbone (95$ US par tonne de
dioxyde de carbone) [20.6].
La vaste gamme des CSC est en grande partie fonction des
diverses hypothèses concernant la sensibilité du climat,
les réponses tardives, la gestion des risques et de l’équité,
les incidences, économiques ou non, l’inclusion de pertes
potentiellement catastrophiques et les taux d’actualisation.
Le coût total des dégâts est très probablement sousestimé
du fait que les chiffres globaux ne peuvent inclure
de nombreuses conséquences non chiffrables. Dans
l’ensemble, tous les témoignages publiés indiquent que les
coûts des changements climatiques seront considérables
et augmenteront avec le temps [T20.3, 20.6, F20.4].
Il est pratiquement certain que le total des coûts estimés
masque la diversité des conséquences subies par certains
secteurs, régions, pays et populations. En certains endroits
et parmi des groupements de personnes fortement
exposées, très vulnérables et/ou ayant une faible capacité
d’adaptation, les coûts nets seront nettement supérieurs
aux coûts d’ensemble mondiaux [20.6, 20.ES, 7.4].
Phénomènesa et
orientation de la
tendance
Probabilité des
tendances futures,
sur la base des
projections des
scénarios du RSSE
pour le XXIe siècle
Exemples de projections des principaux impacts,
secteur par secteur
Agriculture,
sylviculture et
écosystèmes
[4.4, 5.4]
Ressources en eau
[3.4]
Santé publique
[8.2, 8.4]
Industrie,
établissements
humains et sociétés
[7.4]
Dans presque toutes
les régions terrestres,
journées plus
chaudes et moins de
nuits et de journées
froides, journées et
nuits chaudes plus
fréquentes
Pratiquement
certainb
Récoltes en
augmentation dans
un environnement
plus froid; récoltes
en diminution dans
un environnement
plus chaud;
recrudescence des
invasions d’insectes
Effets sur les ressources
en eau dépendant de la
fonte des neiges; effet
sur certains systèmes
d’appro-visionnement
en eau
Mortalité humaine
en diminution car
moins d’exposition
au froid
Demande
énergétique réduite
pour le chauffage;
augmentation
de la demande
en climatisation;
dégradation de la
qualité de l’air dans
les villes; moins
d’interruptions dans
les transports dues à
la neige et au verglas;
conséquences sur le
tourisme hivernal
Périodes de chaleur/
canicules. Fréquence
accrue dans presque
toutes les régions
terrestres
Très probable Récoltes en
diminution dans
des régions
plus chaudes en
raison de stress
thermique; danger
accru de feux de
forêt
Augmentation de
la demande en eau;
problèmes liés à
la qualité de l’eau
(invasion d’algues,
p.ex.)
Risque accru de
mortalité due
à la chaleur; en
particulier les
personnes âgées,
les malades
chroniques, les
jeunes enfants et
les exclus
Dégradation de la
qualité de vie des
personnes habitant
des régions chaudes
dans des conditions
inadéquates; effets sur
les personnes âgées,
les jeunes enfants et
les démunis
Fortes précipitations.
Fréquence accrue
dans presque toutes
les régions terrestres
Très probable Dégâts aux
cultures;
érosion des sols;
impossibilité de
cultiver la terre en
raison de terrains
détrempés
Effets néfastes sur la
qualité des eaux de
surface et souterraines;
contamination des
sources aquifères; le
stress hydrique pourrait
s’alléger
Risque accru
de mortalité,
d’accidents
et maladies
infectieuses des
voies respiratoires
et de la peau
Dysfonctionnement
des établissements
humains, des
commerces, des
transports et des
communautés à
cause d’inondations;
pressions sur les
infrastructures
urbaines et rurales;
pertes de biens
Augmentation des
régions touchées par
les sécheresses
Probable Dégradation
des sols;
diminution des
récoltes/récoltes
endommagées et
pertes des récoltes;
mort du cheptel;
danger accru
d’incendies
Augmentation du stress
hydrique
Risque accru
de pénurie
d’aliments et
d’eau; risque accru
de malnutrition;
risque accru de
maladies liées
à l’eau et aux
aliments
Pénurie d’eau pour
les établissements
humains, l’industrie
et les communautés;
diminution de
la production
hydroélectrique;
réduction du potentiel
hydroélectrique;
possibilités de
phénomènes
migratoires de
populations
16
Résumé à l’intention des décideurs Résumé à l’intention des décideurs
17
D. Conaissances actuelles sur les réponses au changement climatique
Une certaine adaptation aux changements observés et projetés pour le futur se produit
déjà, mais de façon limitée.
Depuis le troisième Rapport d’évaluation du GIEC des preuves croissantes indiquent que des mesures sont prises afin d’adapter les activités humaines aux changements climatiques actuels ou prévus. La conception de projets d’infrastructure, tels que la protection du littoral aux Maldives et aux Pays-Bas, ou le Pont de la Confédération
au Canada, par exemple, tient compte du changement climatique. D’autres exemples comprennent la prévention des inondations par épanchement d’un lac glaciaire au
Népal, et des politiques et des stratégies telles que la gestion de l’eau en Australie et de la réponse des gouvernements aux vagues de chaleur, par exemple dans certains pays
européens [7.6, 8.2, 8.6, 17.ES, 17.2, 16.5, 11.5].
Il sera nécessaire de s’adapter aux conséquences,
déjà inévitables, du réchauffement dû aux
émissions passées.
On estime que les anciennes émissions continuent de
contribuer à un réchauffement inévitable (environ 0,6°C
de plus à la fin du siècle, par rapport aux années 1980-
1999), même avec des concentrations des gaz à effet
de serre atmosphériques stabilisés aux niveaux de 2000
(voir le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de
travail I). Dans le cas de certains impacts, la seule réponse
appropriée reste l’adaptation. Ces impacts sont indiqués à
la Figure RD.2.
Les possibilités d’adaptation sont nombreuses
à l’heure actuelle, mais pour réduire la
vulnérabilité au changement climatique futur il
est impératif d’en élargir la fourchette. Il existe
des obstacles, des limitations et des coûts, mais
ceux-ci ne sont pas parfaitement compris.
Comme l’indique la Figure RD.2, les impacts iront
s’intensifiant avec la hausse de la température moyenne
mondiale. L’adaptation permet de faire efficacement face
aux effets antérieurs du changement climatique, cependant,
à mesure que ce dernier s’intensifie, les possibilités
d’appliquer avec succès des stratégies d’adaptation
s’amenuisent, tandis que leurs coûts augmentent. A l’heure
actuelle, nous n’avons pas un tableau précis des limites à
l’adaptation, ou des coûts, en partie parce que les mesures
d’adaptation efficaces dépendent largement de facteurs de
risque géographiques et climatiques spécifiques, ainsi que
de contraintes institutionnelles, politiques et financières
[7.6, 17.2, 17.4].
Les sociétés humaines disposent d’une large fourchette
de mécanismes d’adaptation, allant du mécanisme
purement technologique (ouvrages défensifs en mer, par
exemple), en passant par les mesures comportementales
(modification des régimes alimentaires et choix des loisirs,
par exemple) ou de gestion (modification des techniques
agricoles, par exemple) jusqu’aux stratégies politiques
(réglementation des programmes, par exemple). Si certains
pays connaissent et appliquent la plupart des mécanismes
et stratégies, la documentation y relative n’indique pas si
les diverses options13 pourront effectivement réduire les
risques, en particulier dans le cas d’un réchauffement plus
intense avec les incidences qui en découlent, et dans le cas
des groupes vulnérables. Il existe en outre des obstacles
formidables à la mise en oeuvre de l’adaptation, obstacles
liés à l’environnement, à l’information, au domaine
social et au comportement. En ce qui concerne les pays
en développement, la disponibilité des ressources et la
capacité d’adaptation revêtent une importance extrême
[voir Sections 5 et 6 dans les chapitres 3-16; voir également
17.2, 17.4].
On ne peut espérer qu’à elle seule, l’adaptation suffira
à faire face à tous les effets modélisés du changement
climatique, surtout pas à long terme étant donné que
l’ampleur de la plupart des impacts augmente [Figure
RID.2].
La vulnérabilité au changement climatique peut
être aggravée par d’autres contraintes.
Des contraintes non liées au climat peuvent augmenter la
vulnérabilité au changement climatique en affaiblissant
13 Un Tableau d’options figure dans le Résumé technique.
a Pour plus de détails concernant les définitions, voir le quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail I,
Tableau 3.7.
b Journées et nuits extrêmement chaudes chaque année.
c Le niveau maximum des mers dépend du niveau de la mer moyen et des systèmes météorologiques régionaux.
Il est défini comme le 1% des relevés du niveau de la mer effectués par une station sur une base horaire.
d D’après les projections de tous les scénarios, le niveau global moyen du niveau de la mer pour l’année 2100
sera supérieur à celui de la période de référence. [Quatrième Rapport d’évaluation du Groupe de travail I 10.6].
Les effets de l’évo

Ecrit par : Guillermain | 03.04.2008

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